Comment reconnaître un moteur puretech ?

Pour reconnaître un moteur PureTech, vérifiez trois choses : c'est un essence 3 cylindres de 1.0 ou 1.2 litre du groupe PSA/Stellantis (code famille EB), il équipe les Peugeot, Citroën, DS, Opel et certains modèles depuis 2012, et la mention « PureTech » figure souvent sur le cache moteur, dans le carnet d'entretien et sur la fiche technique de la carte grise. Le code moteur (EB2, EB2DT, EB2ADTS…) gravé sur le bloc lève tout doute.

Qu'est-ce qu'un moteur PureTech ?

PureTech est le nom commercial des moteurs essence 3 cylindres du groupe PSA (aujourd'hui Stellantis), déclinés en deux grandes familles :

  • 1.2 PureTech atmosphérique (68 à 82 ch) : VTi, sur les citadines comme la Peugeot 208 ou la Citroën C3.
  • 1.2 PureTech turbo (100, 110, 130 ch et plus) : le plus répandu, sur 208, 2008, 308, 3008, C3, C4, Opel Corsa et Grandland, entre autres.

Son architecture 3 cylindres lui donne une sonorité caractéristique, légèrement feutrée et irrégulière au ralenti, très différente d'un 4 cylindres.

Les méthodes d'identification

1. Sous le capot

Le cache moteur porte souvent l'inscription PureTech ou Turbo PureTech. Le code moteur est gravé sur le bloc, côté boîte de vitesses, et commence par EB (EB2, EB2DT, EB2DTS, EB2ADTS selon la version).

2. La carte grise et le VIN

Le champ D.2 et le VIN permettent à un professionnel ou à un site de pièces détachées d'identifier la motorisation exacte. La cylindrée (1 199 cm³ pour le 1.2) figure au champ P.1.

3. Le carnet d'entretien et la désignation commerciale

Les dénominations du type « 1.2 PureTech 110 EAT6 » sur la facture d'achat ou la documentation du véhicule sont explicites : le chiffre après PureTech indique la puissance en chevaux.

Pourquoi cette question revient-elle si souvent ?

Le 1.2 PureTech turbo a connu un problème très médiatisé de courroie de distribution baignant dans l'huile : la courroie peut se dégrader prématurément et encrasser le circuit de lubrification. Savoir si l'on a un PureTech permet de vérifier :

  • si le véhicule est concerné par les campagnes de prise en charge du constructeur ;
  • si la courroie a été remplacée selon les préconisations révisées (souvent ramenées à 6 ans ou 100 000 km) ;
  • l'importance d'utiliser l'huile homologuée exacte et de surveiller le niveau régulièrement.

Les symptômes d'une courroie fatiguée : voyant moteur, ralenti instable, perte de puissance, témoin de pression d'huile. Dans ce cas, passez rapidement chez un professionnel — un contrôle de courroie coûte quelques dizaines d'euros, son remplacement entre 400 et 800 €, bien moins qu'un moteur.

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